Le dossier de consultation
dit tout. Encore faut-il
le lire en entier.
Un dossier de consultation, c'est cent à trois cents pages réparties en quatre à huit fichiers. Tout ce qui décide de votre note y est écrit — mais dispersé, et rarement là où on le cherche.
L'analyse rend ces pages exploitables : les critères et leur poids, les conditions d'accès, les pièces à fournir, le plan attendu, et les questions à poser à l'acheteur avant la date limite.
Ce qui décide de la note n'est jamais rassemblé au même endroit.
La pondération est dans le règlement de la consultation. Les attentes techniques sont dans le CCTP. Les pénalités et la retenue de garantie sont dans le CCAP. Le cadre de réponse imposé, quand il existe, est un fichier à part. Et les pièces à fournir sont énumérées dans un article que tout le monde lit trop vite.
Résultat classique : un mémoire bien écrit, mais organisé selon un plan maison, qui répond à côté de la grille. L'acheteur note critère par critère ; ce qui n'est pas à sa place ne rapporte rien.
L'analyse remet tout dans l'ordre de l'acheteur, avec le poids de chaque rubrique. Vous savez alors où passer votre temps — et où ne pas le passer.
2.1 — Moyens humains 15 pts
2.2 — Méthodologie 20 pts
Le plan est celui de l'acheteur, dans son ordre et sous ses intitulés. Un plan personnel plaqué sur un cadre imposé coûte des points, parfois la recevabilité.
Quatre lectures, faites une fois pour toutes.
La grille de notation
Critères, sous-critères, pondérations, et méthode de notation du prix quand elle est indiquée. C'est la carte du terrain : sans elle, on écrit à l'aveugle.
Les conditions d'accès
Qualification, chiffre d'affaires, effectif, références exigées, forme de candidature imposée. Ce sont elles qui décident si le dossier vaut la peine d'être commencé.
Les pièces à fournir
La liste du règlement, triée entre ce qui se dépose, ce qui se remettra en cours d'exécution, et ce qui ne se fournit qu'après attribution. Trois natures que rien ne distingue dans le texte d'origine.
Les questions à poser
Ce que le dossier ne dit pas et qu'il faut demander à l'acheteur pendant la période de questions — avec la date limite pour le faire, qui n'est pas celle du dépôt.
Un plan de travail, pas un résumé.
- Le plan de mémoire pondéré : les rubriques attendues, dans l'ordre de l'acheteur, avec le nombre de points de chacune.
- Les consignes par rubrique : ce que l'acheteur attend précisément à cet endroit, et les preuves qui font la différence dans votre métier.
- Un go / no-go argumenté : les conditions d'accès confrontées à votre fiche entreprise, avec ce qui manque et ce qui se rattrape.
- Les questions écrites à envoyer, prêtes à copier, avec la date limite pour les poser.
- Le rétroplanning jusqu'au dépôt, jalonné sur la date limite réelle et l'heure limite, qui n'est presque jamais minuit.
Ce que l'analyse ne fait pas, et pourquoi
L'outil décide-t-il à ma place de répondre ou non ?
Que se passe-t-il si le dossier est mal rédigé ?
Est-ce que ça remplace la lecture du dossier ?
Prenez le prochain marché comme test.
Un dossier réel, de bout en bout. Vous verrez ce que l'outil trouve dans le règlement de la consultation, et ce qu'il vous dit d'écrire. Le radar est gratuit : voyez d'abord les marchés qui vous concernent.