Un dossier de consultation, c'est cent à trois cents pages réparties en quatre à huit fichiers. Tout ce qui décide de votre note y est écrit — mais dispersé, et rarement là où on le cherche.
L'analyse rend ces pages exploitables : les critères et leur poids, les conditions d'accès, les pièces à fournir, le plan attendu, et les questions à poser à l'acheteur avant la date limite.
La pondération est dans le règlement de la consultation. Les attentes techniques sont dans le CCTP. Les pénalités et la retenue de garantie sont dans le CCAP. Le cadre de réponse imposé, quand il existe, est un fichier à part. Et les pièces à fournir sont énumérées dans un article que tout le monde lit trop vite.
Résultat classique : un mémoire bien écrit, mais organisé selon un plan maison, qui répond à côté de la grille. L'acheteur note critère par critère ; ce qui n'est pas à sa place ne rapporte rien.
L'analyse remet tout dans l'ordre de l'acheteur, avec le poids de chaque rubrique. Vous savez alors où passer votre temps — et où ne pas le passer.
Le plan est celui de l'acheteur, dans son ordre et sous ses intitulés. Un plan personnel plaqué sur un cadre imposé coûte des points, parfois la recevabilité.
Critères, sous-critères, pondérations, et méthode de notation du prix quand elle est indiquée. C'est la carte du terrain : sans elle, on écrit à l'aveugle.
Qualification, chiffre d'affaires, effectif, références exigées, forme de candidature imposée. Ce sont elles qui décident si le dossier vaut la peine d'être commencé.
La liste du règlement, triée entre ce qui se dépose, ce qui se remettra en cours d'exécution, et ce qui ne se fournit qu'après attribution. Trois natures que rien ne distingue dans le texte d'origine.
Ce que le dossier ne dit pas et qu'il faut demander à l'acheteur pendant la période de questions — avec la date limite pour le faire, qui n'est pas celle du dépôt.
Un dossier réel, de bout en bout. Vous verrez ce que l'outil trouve dans le règlement de la consultation, et ce qu'il vous dit d'écrire. Le premier test est offert.